Auguste Rodin : un choix de musiques en affinité avec la Porte des Enfers
Par Alpages, samedi 4 octobre 2008 à 20:13 :: General :: #31 :: rss
Rémy Diaz, l'un des auteur du scénario du film documentaire sur la Porte des Enfers, a accepté de réaliser une version du documentaire comportant un choix de musiques. Nous avons voulu en savoir plus sur les raisons de ces choix...
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Trois questions à l'auteur : le choix des musiques
1) Comment avez-vous choisi les musiques pour la nouvelle version du film ?
Tout d'abord, il s'agissait de restituer une ambiance et d’appuyer, de donner une couleur à notre propos, plus informelle et subjective que le texte de la voix off.
Mais il fallait aussi que les musiques soient révélatrices de l’art musical de l’époque de conception de chacune des portes !
2) Comment cela s'est-il concrétisé ?
Pour l’introduction et la première porte, pour lesquelles nous voulions une couleur sombre et mystérieuse, nous avons choisi des extraits du « Crépuscule des Dieux » de Richard Wagner. Crée en 1876, l’œuvre devance de quelques années la première porte. Le travail des deux artistes présentent d’ailleurs des similitudes dans leur volonté de créer des œuvres gigantesques très expressives : le « Crépuscule des Dieu » fait partie d’une tétralogie, un groupe de quatre opéra d’une durée de 14h englobant l’ensemble de la mythologie germanique. Tout comme Rodin se lance dans une porte aux dimensions gigantesque peuplée de centaines de figures.
Pour accompagner les images de Francesca, nous avons choisi le poème symphonique de Tchaïkovski qui date lui aussi de 1876 et relève de ce même courant très expressif.
3) Et comment différencier la deuxième porte, plus abstraite en utilisant la musique ?
Pour la seconde porte, le « Prélude à l’après midi d’un Faune » s’est imposé de lui-même. La musique semble aussi fluctuante, ondoyante et insaisissable que la Porte. Crée en 1894, l’œuvre semble appliquer à la musique ce que l’impressionnisme a apporté à la peinture. Enfin, quoi de mieux pour illustrer le symbolisme de Rodin qu’une œuvre musicale tirée d’un poème de Stéphane Mallarmé.
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